Presse et F.A.Q.

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©La Provence

– Une conférence aux Utopiales 2017 : génération Harry Potter

– Une conférence aux Utopiales 2017 : Someone is wrong on the Internet

– Une intervention sur France Culture

– Un article dans La Provence

– Quelques interviews récentes sur les blogs Les Pipelettes en parlentLa loutre masquée et Fantsatinet…

– Une vidéo promotionnelle avec la booktubeuse Bulledop dans le cadre de la sortie du tome 10 de Princesse Sara :

 

(et pour le reste, comme je viens de créer cette page, je ne vais pas m’embêter à déterrer des articles que j’ai hélas complètement perdus, mais je tâcherai de compléter au fur et à mesure…)

FOIRE AUX QUESTIONS

Vivez-vous de votre plume ?

J’ai commencé à vivre de ma plume à vingt-cinq ans. J’ai eu beaucoup de chance, même si j’ai commencé jeune, puisque j’ai publié mon premier texte à vingt ans dans une anthologie d’ActuSF.

Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours écrit. D’ailleurs, avant même de savoir écrire, je dictais à ma cousine nos aventures bucoliques en abusant du passé simple. En primaire, je tenais à jour un carnet de contes cosmogoniques. Au collège, j’ai eu l’immense chance d’avoir l’écrivaine de SF Danielle Martinigol comme professeuse de français. Elle nous a fait écrire notre premier mini-roman sur un canevas pré-établi.

Ensuite, lorsque je suis entrée au lycée, j’ai fréquenté un atelier d’écriture et c’est à partir de cette époque que j’ai commencé à écrire deux heures par jour. Je me suis lancée dans un roman à quatre mains avec une copine de l’époque, une histoire de vampires plutôt drôle. Nous l’avons fini vers nos 17 ans et l’avons envoyé très modestement à deux petits éditeurs : Hachette et Gallimard. Qui l’ont refusé (on a été très étonnées).

Peu importe, le virus était pris. J’ai continué à m’acharner et à me faire refuser des romans les uns après les autres, tout en commençant l’écriture de nouvelles. J’ai eu davantage de chances avec ces dernières, puisqu’outre le texte que je suis parvenue à placer chez ActuSF, j’ai aussi été primée deux fois au concours du CROUS. En seconde place, hélas, mais en ayant la préférence du jury professionnel, ce qui était une jolie consolation. J’ai aussi publié deux petites nouvelles policières dans le magazine Maxi. Une nouvelle dans la revue littéraire Harfang. Et trois nouvelles de fantasy dans le mensuel Lanfeust Mag, où j’ai en prime commencé à écrire des scénarios d’histoire courte en BD.

En parallèle de ces publications et de mes études, j’ai été journaliste pour Presse Océan, où je tenais une chronique hebdomadaire. J’ai ensuite travaillé brièvement pour Ouest France.

Quelles études avez-vous faites ?

J’ai commencé par un DEUG en lettres classiques. J’adorais le latin, mais haïssais le grec ancien, si bien que j’ai fini par m’enfuir en Licence de Lettres modernes. Après quoi, j’ai passé un Master en littérature et édition. Et, pour faire bon poids, j’ai enchainé sur une Licence d’information-communication. En parallèle de ces études, j’ai été lectrice professionnelle pour les éditions Siloë, c’est à dire que je lisais les manuscrits envoyés par les auteurs par la poste et en faisais des compte-rendus. C’est ainsi que je me suis retrouvée à plébisciter de toutes mes forces un polar follement drôle, écrit en alexandrins (La Nuit de l’identique).

J’ai également fait de nombreux stages en PQR (Presse Quotidienne Régionale) et édition, tout au long de mon cursus.

Où travaillez-vous ?

Je travaille à Aix-en-Provence, à l’Atelier Gottferdom où j’ai mon bureau et l’essentiel de mes bibliothèques. Cet endroit est aussi le siège du mensuel Lanfeust Mag. Nous sommes une dizaine d’artistes-auteurs à y travailler quotidiennement, tels que Christophe Arleston (scénariste de BD, journaliste et romancier), Dominique Latil (scénariste de BD et de dessin animé), François Amoretti (illustrateur et dessinateur de BD), Serena Blasco (illustratrice et dessinatrice de BD), Daniela Dimat (dessinatrice de BD), Cédric Fernandez (dessinateur de BD), Messalyn (peintresse de magnifique aquarelles), Carole Breteau (scénariste de BD et dessins animés), Manon Lefeuvre (dessinatrice de BD) et Sébastien Caiveau (illustrateur de jeux de société et de couvertures de roman). Et bien sûr, notre bien-aimée assistante d’édition : Laetitia Zaneboni.

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© La Provence

Avez-vous une routine de travail ?

En général, j’arrive à l’atelier vers 8h45 le matin et je passe la matinée en paperasse. Répondre aux mails, aux interviews, gérer les co-auteurs, auteurs et les collections. Les dossiers Agessa, Sofia, SNAC, ADAGP et tous les trucs d’auteurs possibles et imaginables. Je lis énormément d’articles aussi. J’ai longtemps culpabilisé de cette procrastination avant de me rendre compte à quel point ça avait nourri mon imaginaire et ma réflexion ces dernières années.

L’après-midi, j’écris. Parfois, je m’éloigne de mon écran et je vais noircir des carnets au salon de thé Coco Bohème. Je finis tous les soirs ma journée à 18h20. Depuis que j’ai des impératifs familiaux, c’est devenu plus compliqué de travailler le week-end et en soirée, mais j’essaie quand c’est possible.

Où puisez-vous votre inspiration ?

De mon point de vue, l’imagination n’est pas quelque chose qui se puise, mais quelque chose qui se muscle. Bien sûr, il est nécessaire de la nourrir en lisant, en regardant des séries ou simplement en étant attentif aux gens qui nous entourent. Mais plus vous aurez des idées, plus vous en aurez. C’est comme réaliser des performances sportives. Après beaucoup d’entraînement, ça ne devient pas beaucoup plus facile, mais du moins s’améliore-t-on sans cesse.

Comment peut-on vous rencontrer ?

Je me déplace parfois en librairie, bibliothèque, salons du livre et festivals de BD, quoique j’en ai sérieusement ralenti la cadence ces dernières années, car cela impactait hélas un peu trop ma capacité de travail.

Je donne régulièrement mes dates de dédicace sur ma page FB, quoique j’ai plutôt tendance à faire confiance au hasard pour rencontrer mes lecteurs (<= je me dédouane, mais la vérité est que j’ai l’habitude de gérer ma communication de façon un peu foutraque).

J’accepte aussi les interventions scolaires aux tarifs de la Charte et j’envisage de lancer des ateliers d’écriture.

Quels conseils donneriez-vous à une personne souhaitant devenir écrivain.e ?

Je ne connais pas deux collègues qui auraient le même parcours professionnel, sauf peut-être pour les dessinateurs. Et pour cause : nous avons aujourd’hui de fantastiques écoles de dessin (Pivaut, les Gobelins, Emile Cohl, Les Arts Déco de Strasbourg… etc), quand les formations en écriture commencent seulement à faire leur apparition…

Si vous n’avez pas les moyens ou la possibilité de faire une formation professionnelle, vous pouvez parfaitement apprendre en autodidacte. Des livres comme Écriture : mémoire d’un métier de Stephen King pourront vous aider, ainsi que des sites comme Envie d’écrire, ou MonBestseller.com, qui vous proposeront des articles détaillés (gratuits) ou un accompagnement personnalisé (payant). Je conseille aussi de se renseigner sur le milieu en lisant par exemple les articles d’Actualitté (il ne se passe pas un jour sans que j’en lise quelques pages) ou en consultant les vidéos de Samantha Bailly qui sont une excellente base.

Pour le reste ça n’est que du travail, du travail et encore du travail. Une solide culture générale vous aidera (car l’imagination repose sur l’association d’idées) et il y a mille façon de s’en bâtir une. Je trouve que la façon la plus facile, celle des fainéants, est encore de faire des études. Mais les personnes les plus cultivées que j’ai pu rencontrer sont de parfaits autodidactes. Ensuite, vous pouvez aussi rencontrer des communautés sur le Net, qui vous encourageront et vous soutiendront moralement dans ce long chemin qu’est l’écriture.

Dernier conseil, cent fois sur le métier remettez votre ouvrage et ne soyez pas radins sur les idées. Souvent, les débutants se contentent d’un premier jet un peu pauvre quand les auteurs professionnels vont jeter presque un quart de leur texte à la poubelle lors de la relecture, et enrichir, et corriger encore pendant des semaines une fois le premier jet achevé : le talent n’est rien d’autre que du travail.